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L. Ferré: il n'y a plus rien



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L
<br /> La gorge serrée on re-garde et ré-écoute, et on admire encore et puis on se demande: au fond, n'avons-nous pas beaucoup écouté cette épitaphe, alors. Ne l'avons-nous pas trop écouté ?<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Comme une griffe qui foisonne la bouche, arrachant la prunelle des mérites.<br /> Presque un cadavre plat, qui jonche le trottoir comme ces mauvaises herbes : ne se créant plus à l’odeur.<br /> <br /> La lutte est insipide, par tous ces phylactères psychosomatiques, bordés aux intrusions des semblables ; mais ils ne sont plus morts.<br /> <br /> Y a-t-il le passage de la vie, sans vie ? Il n’y a plus la mort…<br /> <br /> Nous ne mourrons plus, et les yeux cillent, vides, les murs lament-eux.<br /> Il y a cette boite qui couvre les directions : on y défenestre les néants d’un mode vital multi-candentiel. Ainsi la visière est invisible, et cette cage n’a plus d’alésages, elle n’existe plus<br /> !<br /> Mais qu’en faire de ceux qui la sente, qui la brûle…sont-ils destinés à la nudité d’un malade en foi de peines ?<br /> Qu’en est-il de ces murs qui carabinent les toits d’une vitre sans fond, sans torpeur, qui, cependant, nous séparent de bien des « nous ».<br /> Frappée au creux des insolites est l’hallebarde qui s’ennuie ! Bruyante, comme une huître, s’immobilisant dans la déglutition qui s’unit à sa défaillance.<br /> <br /> Aveugle, n’est plus celui qui ne voit, mais qui se tait.<br /> C’est un choix, pour observer et se livrer à la vue qui ne fait défaut qu’à ce point précis de l’omni-vision. Le choix choisit, et se rend, car il n’est plus que carcasse.<br /> Se divulguant dans une plate sanguine, il pointe le doigt à l’enfermé vers la vie : et, en une pile de temps, le dernier dévisage le non-voyant qui a aperçu, défiant tout enfermement de sa<br /> condescendance, une essence . Seulement, comme le passé n’a plus de valeur, il s’en va, revient….<br /> <br /> Et dépose sur pied sur le débris d’une dalle où la mort vient de succomber…<br /> <br /> <br />
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