Isabelle Stengers était l'invité du cycle PhilO le jeudi 21 février 2013.
« Le philosophe doit résister à la tentation de devenir un imprécateur. Penser sous l’horizon de la catastrophe est tétanisant. Que pouvons-nous faire ? Nous prémunir contre la barbarie qui accompagne la catastrophe comme son ombre portée. Quand elle se dessinera, on sera vulnérable. Pensez à l’économie de la connaissance qui demande aux chercheurs de travailler en partenariat avec l’industrie, pour qui seule la compétitivité compte. Il faut donc faire preuve dès maintenant d’imagination collective pour que les solutions barbares qui vont venir ne rencontrent pas un monde tout prêt à les accepter. Nous vivons déjà en situation de méritocratie radicalisée où il faut tout mériter. Bientôt, c’est la vie même qu’il faudra mériter ».