Philosophie,vidéos, textes, Deleuze, Guattari, Freud, Lacan, Marx, Debord, Foucault, ,Spinoza, Leibniz, Derrida, agamben, Zizek, Latour, Stengers, Nathan, Malabou, Neyrat, Badiou, Rosset, Negri, Sloterdijk, Stiegler, Bergson, Bateson,révolution, communisme, écologie, éthologie, affects, gauche, lignes de fuite, déterritorialisation, pratiques, transversalité, schizo,Terre,Monde...
Un livre comme plongée...
et respiration
et...
Des livres dans un livre, des tempos multiples.
Ascensions vives et
détentes provisoires et...
Un livre étrange, comme l'estran.
Comme une aire de balancement, faite de vitesses et de lenteurs, d'errance et de fulgurance, de mouvances
et de récits
denses.
Machinismes complexes, dynamiques des fluides, balistiques des cataractes et des
turbulences.
Espace de transition, de trajection, nous Y sommes d'emblée (in)(ex)mergés, dans cette erre de transition,
en ces terres sablonneuses, ces "zones intertidales".
Un monde-passage, un monde-vertige qui ne fait pas que passer, au gré des marées,
dans, par
et tout contre les détonations des temps,
les battements de l'être.
Un geste franc, une gestuelle qui hésite, une marche entre :
trans-phores.
Choré/graphie ontologique.
Dans les paradoxes habités, en mouvement,
entre l'isolation qui surexpose et la soustraction qui immerge.
Secousses, calmes et tourbillons. Un pas ensemencé d'aléas et d'imprévus
alors que le pire est
prévisible.
Touches séminales et gestations...

Et-vie-danse : il n'y a pas de monoptique indemne où se Reposer.
Ou alors seulement en suivant des lignes
de scansion,
le temps de regarder le négatif droit dans les yeux, le tout et le trou.
Par endroit, par envers, transitoire, dans un pli, dans une sphère non surexposée,
il importe peu de "déconstruire" ce curieux hégélianisme là.
Car l'ouvrage nous prend par le milieu,
au sens le plus éco-éthologique,
sur, dans, par le mi/lieu, le Là, entre
l'eau et la terre, le feu et l'air, inondés et exondés, alternés et altérés.
Un milieu, notre milieu, éminemment singulier et multiple, et terriblement abîmé.
Pour paraphraser Borges : « ce milieu nous entraîne avec lui, mais nous sommes le milieu... »
Tout le problème porte sur le devenir de ce Nous, et qu'en est-il de son rapport
avec nos milieux, avec la Terre, le Monde, l'Hydroglobe, le dispositif éco-technique,
ces totalités partielles...
Quels (courts-)circuits entre les sphères...
Où sont les points de bouclages
et quels sont les conditions de possibilité de conStruction
d'une (pseudo-) « part bénite » de l'être.
Et peut-être dire « rapport » est-il déjà trop dire, ou pas assez...
Car ce là n' « environne » pas,
loin de là,
un « empire dans un empire ».
Et pourtant... Ce schème clivé a pro-duit des effets et continue d'en produire
à chaque picoseconde,
encore plus dangereusement peut-être lorsque l'on décrète
la « fin des Grands Partages » sujet/objet, conscience/monde, humain/non-humain etc.
Les pensées dites de la transcendance et de l'immanence (ces mots piégés)
sont parfois renvoyées dos à dos, comme si les premières faisaient couler les secondes
en leurs seins horizontaux...
comme (d'ailleurs) la rieuse vache
capitalistique.
Une certaine instabilité ontologique (hétérologique?) cherche ici à toucher-
tout dépend comment l'on touche, avec quoi et qui,
par quels biais plus ou moins tortueux- jusqu'au principe même d'instabilité.
Quelque chose qui se déforme au sein du matérial même de la supposée
liquéfaction
généralisée.
Les paradoxes en chaînes -élastiques parfois- dès lors foisonnent.
Car plusieurs substrats peuvent caractériser l'estran.
Avant de dire que tout flue ici-bas
(nombre de pensées actuelles nous assènent en effet que nous vivrions
dans un monde fluide),
il nous faudrait comprendre
ce qui se donne pour Fixe et Immobile (pensons à la Marchandise...),
étudier ce qui se phantasme comme
« ce qui n'a besoin que de soi-même pour exister »(Descartes).
Seul un Dieu pourrait...
Et s'Il s'était réfugié dans les flux ? L'Absolu dans les relations
et l'Immuable dans le changeant ?
Seul le Diable pourrait...
ABSOLIDIFICATION : flux intègres, sans viscuosité aucune, surimmunisés.
Un mot de passe : DES-INTEGRER cet « inconscient immunologique »,
cette « machination de l'indemne »,
jouant aux dés - pipés- de la cité perverse
contre l'existence,
contre le EK- de la vie vivante, en relation.
CLINAMEN!
(qui peut relancer les dés?)
De manière classique, le livre aurait pu être sous-titré, à la E. Kant:
« de l'antinomie du jugement écopoétique ».
Il y a/il n'y a pas. De la double contrainte,
devenue rythmique.
Et sortir s'en sortir de cette anti/nomie-
sortir du problème plutôt que le « résoudre », disait Deleuze-
passe par une étude précise (mais pas trop),
critique (mais non auto-immune),
mouvante (mais non fluante),
(h)antée par...
Sur et par quoi au fond?
Il n'y a pas de fond: à même les flots, un truc, un machin, un agencement,
un "temporary fix" comme disent les anglo-saxons.
A même le substrat abîmé: une étude des lois de transformation des Solutions de Rechange...
DES-INTEGRER... Dévier (http://www.editions-ere.net/deviations)
Non pour l'amour des ruines,
mais pour les chemins bruissants et oscillants qui les traversent.
Car des monuments, des musées glacés furent érigés.
D'autant plus retors qu'ils furent dissous
quelque part,
partout.
(Et rien ne se-ra-commode)
Le dégel croît. (Tu Crois?)
Dans le réel, dans la pensée, cela se croise-
cauchemar intégral d'une indemnuée non-historique,
le Virtuel chez Deleuze, le Spectral chez Derrida, le Mathème chez Badiou...
Et le scintillement chez Baudrillard?
Et la plasticité chez Malabou?
Etc.
Dans la pensée, dans le réel... Il n'y a que du hors-texte.
EK-
Cela re-vient, le devenir microbien de Dieu.
De l'Ab-soluble dans l'ère méta(-)stable :
ce qui est métastable et fragile tendrait à se renforcer et à accentuer le clivage
avec les dehors, avec les altérités altérantes.
(Artaud le MOMA, avait titré Derrida.)
Ou les nouvelles enclosures...
Il y a cette phrase extraordinaire d'un autre mausolée,
une sentence
de Levi-Strauss
(ce premier « deep écologist » forclos par l'étiquette « structuraliste »)
« En isolant l'homme du reste de la création,
l'humanisme occidental l'a privé d'un glacis protecteur »
Cela revient, cela devient, cela retient...
Clinamen- flux, absolu et loi spirale.
Quelque chose fut écrit. On s'y lance plutôt que rien. On silence et on en parle...
Des Actes à venir, qui sont déjà là.
Des grandes conjurations,
avant la finitude(!)...
Ce rien, ce rien, ici et maintenant...
car, tout de même nous sommes dans l'infinité de l'Ab-solu (séparation, achèvement),
ce Sub-stitut intègrateur.
Et nous savons qu'elle est retrouvée.
Quoi?
L'Eternité...
qui court, peut-être, à sa perte...
L'adépendance...
Nous sommes venus comme le vent et partis comme le vent ?!
F. Neyrat nous dit, dans ce livre des pré-fixes
« Le délié ne peut se délier,
non pas seulement du lien
mais aussi de sa supposée
déliaison ».
Et- et c'est tout le problème qui re/vient- il ne suffit pas de couper la tête à la Transcendance, au risque de...
Ou que faire...
du Négatif?
(N.Zurstrassen)