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L'absolument moderne

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O
« Comment s'en sortir sans sortir ? »<br /> Je vous réponds : (peut-être) par le postmoderne — comme je l'entends.
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O
Je ne me crois pas tellement naïf quant à mon emploi de la désignation ou autodésignation « postmoderne » (sans aller jusqu'à « postmodernisme », justement). J'ai notion (de base) du débat autour de ce concept et de ce qu'il recouvre, accusé de n'être par exemple qu'une manifestation de plus (et « ultime » ?) de la modernité. Mais je pense que ce n'est pas le cas de ce que j'essaie de développer, c'est-à-dire aussi une redéfinition même de cette notion — notamment par le fait. Je sais et déplore que dans la confusion moderne et la moderne trop moderne émulation théorique le vocable postmoderne n'a pas eu le temps d'émerger qu'il est déjà « galvaudé », mais je tente justement de le rafraîchir, et notamment par le fait, encore une fois. Notez (sur mon blog) que par mesure de prudence, au cas où j'échouerais, je le dénomme plutôt « ottopostmoderne ». Quoi qu'il en soit je ne m'arrête pas à la querelle sur la « nomination », en effet, j'essaie de faire, d'oeuvrer comme je le sens, et viendra la nomination qu'on voudra — une fois sorti de notre gangue métamorphique. Cela dit, ne pas, à tout prix, rompre avec la modernité ni chercher un vocable neuf, etc., n'est-ce déjà pas la preuve du non-moderne, du dépassement de la modernité (vers plus de maturité), n'est-ce pas déjà la preuve qu'une étape est franchie vers ce que j'appelle (de mes voeux, et de mes jeux) : le postmoderne ?<br /> Bien à vous.<br /> otto k.
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O
Si pour ma part et à l'origine j'ai plutôt titré cette postréalisation « l'absolument moderne », c'est aussi pour, non seulement nommer rimbaud, mais dépasser son cas personnel et viser la définition autant que l'impasse de la modernité, dont rimbaud est le fleuron indépassable. Mais passons.<br /> Merci de cet intérêt grandissant, en tout cas.<br /> (En retour légitime et sincère je renvoie, de mon côté, à ce blog-ci, foisonnant, passionnant et manifestement ami, depuis mon blog.)<br /> Cordialement.
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R
<br /> Je ferai honneur eu titre que vous avez donné à votre postréalisation. Le détrournement exige un travail... Je n'ai fait que le rapporter.<br /> Mais le post-modernisme (appellation ambigüe) est pour moi une ultime manière d'être moderne ( lire à ce propos: Bruno Latour- nou n'avons jamais été moderne). Il s'agit à mon avis,<br /> stratégiquement, au-delà des conflits sur la nomination quant à ce qui ferait puissance dans notre contemporanéité, de trouver un autre vocable que celui, galvaudé certes, de postmodernisme.<br /> Certains ont tenté "hypermodernisme" en prenant acte du fait que, même si nous n'avons jamais été moderne, la modernité à eu des effets irrémédiables sur nos productions, au sens large.<br /> Ou a-modernisme, comme l'on dit a-thée (ainsi on prend la mesure que le a- privatif dépend de ce qu'il nie)...<br /> <br /> Merci pour vos belles réalisations...<br /> <br /> <br />