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Présensation

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Reperches

Pensées par slogan...

Comment s'en sortir sans sortir?
sculpter l'air de l'ère délétère
en aucun cas la catastrophe n'épuise le sens du possible: cata-strophè...
le jeu est toujours un je avec le feu...métallurgie intensive
lucidité;ludicité
donner consistance au chaos
sans rien perdre de l'infini dans lequel la pensée plonge
dans ces phantômes pré-individuels
ma faim qui d'aucun fruits ici ne se régale
trouve en leur docte manque une saveur égale
devenir armé pour une polémologie de la hantise
par et dans une organologie pluriverselle
comment se dé-couvre par trans-formation
la clâmeur par ex-clamation de notre prothéticité
à la pointe de notre ignorance
palabres du poisson-volant
pour s'aimer-veiller
en z mineurs

 

 

Strates Temporelles

/ / /

Le désir ad-vient en marchant

 

 

Appel à accueillir et prendre part avec les marches internationales

 

                                                                        « Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens

                                                                                                                  qui nous empêche d'en inventer un ? »

 

                                                                                                    Lewis Caroll, Alice's adventures in Wonderland

 

Lignesderre-ca3ee-medium
 

 

 

Le monde est agité de secousses multiples – politiques, écologiques, économiques, spirituels, etc. En gestation souterraine depuis déjà longtemps, émergent aujourd'hui, un peu partout dans le monde, des éclats de nouveauté et de refus : de l'Amérique du Sud à la Chine, en passant par l'Afrique et l'Europe, des formes inédites de constations et de révoltes sont entrain de brouiller les repères politiques, de bousculer les paresses et de secouer les habitudes. Ce qui insuffle ces énergies rebelles est un sentiment, largement partagé, de « ras le bol », face à l'injustice, à l'aliénation, à la destruction des formes de vies humaines et non-humaines, à l'étroitesse de la vie quotidienne, au cynisme des (im)puissants de ce monde, etc.

 

L'indignation est partout. Elle n'a pas besoin de l'institution d'un mouvement pour se partager. Elle est un commencement, comme une façon de se lever et de prendre les chemins du maquis. Sentiment largement partagé et pourtant qui peine à s'articuler et à prendre en consistance. Nous sommes comme suspendu entre révolte et dépression, entre désir d'émancipation et résignation désenchantée.

 

Le constat d'une instabilité systémique du capitalisme, aujourd'hui avéré, porteur d'espérances pour tous les révolutionnaires, revient à chaque crise profonde. L'excès de son usage n'a pas toujours aidé ceux qui désiraient un changement profond de structure – aujourd'hui on dira un changement de « paradigme » ou un changement de « civilisation ». Tout se passe comme si au moment où il pourrait être tenu pour des raisons sans doute plus radicales que par le passé, les oreilles qui pourrait l'entendre sont quelque peu fatiguées. On peut avoir à juste titre en l'écoutant l'impression d'une rengaine trop connue. On essayera d'en changer le nom – évolution, volution, réalisation, créalisation, dégagisme, etc. Demeure que la difficulté à entendre, même pour ceux qui le voudraient, le discours révolutionnaire, participe de l'impossibilité de l'acte révolutionnaire.

 

Plutôt que de jouer à essayer de trouver dans le passé les mouvements révolutionnaires auxquels on pourrait s'adosser et ceux desquelles il faudrait se séparer, peut-être faut-il se demander de quelle révolution nous sommes les contemporains ? Suspendu entre un processus révolutionnaire en cours dans certains lieux et le désir d'une résonance ici, nous sommes à la croisée des possibles. Le moment que nous essayons d'habiter est comme un pays de passage, terre de retour et d'errance, territoire de l'ailleurs, d'où s'ouvre les multiples bifurcations de l’existence, à ses voix impensées. Un peu partout, c'est à chacun, singulièrement, de prendre le risque du bouleversement des lieux, d'entre-tenir quotidiennement ce mouvement de déséquilibres dans nos gestes, dans nos langues, dans nos rêves, dans nos imaginaires. Tout dans ce mouvement qui passe de Thala à Wall Street en passant par la Chine et Mons doit être conducteur. Accueillir et relancer, au lieu même de ses bifurcations, une diversités de passeurs et de passants.

 

Une nouvelle scansion habite le mouvement. Des marches parties d'Espagne, puis d'Italie, d'Allemagne, de Hollande, de France, ... Au cours du chemin, les marcheurs se sont fait les intercesseurs des colères, des rages, des indignations, des espoirs et des désespoirs de ceux que leur route a croisée. Des trajets qui se retrouveront, un temps, à Paris (le 17 septembre) et à Bruxelles (à partir du 8 octobre), pour partager, pour mettre ensemble, pour s'agencer et se disperser ensuite afin d'essaimer vers ailleurs. Ces marches se sont jetées à travers l’Europe comme autant de caravanes précédant, pré-venant tout projet, tout objet et tout sujet. Ce qui aura changé au cours de ce voyage c'est son intention, comme un mouvement de la conscience qui s'altère et se perd pour se retrouver. Le sujet, affecté, peut non seulement recevoir l'autre (l'événement), mais encore accepte que l'autre le constitue.

 

Le sens, pour faire sens, a à voyager.

 

Que dans ce moment résonne en nous et hors de nous le battement énorme du coeur de quelque chose qui est en train de naître. Quelque chose qui ait une senteur, un goût et une sensation qui ressemble au monde pour lequel nous nous battons !

 

Nous attendons l'improbable !

 

Cela aura lieu ..

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