Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présensation

  • : InZurractions
  • InZurractions
  • : Philosophie,vidéos, textes, Deleuze, Guattari, Freud, Lacan, Marx, Debord, Foucault, ,Spinoza, Leibniz, Derrida, agamben, Zizek, Latour, Stengers, Nathan, Malabou, Neyrat, Badiou, Rosset, Negri, Sloterdijk, Stiegler, Bergson, Bateson,révolution, communisme, écologie, éthologie, affects, gauche, lignes de fuite, déterritorialisation, pratiques, transversalité, schizo,Terre,Monde...
  • Contact

Modulactions

Philosophie,vidéos, textes, Deleuze, Guattari, Freud, Lacan, Marx, Debord, Foucault, ,Spinoza, Leibniz, Derrida, Agamben, Zizek, Latour, Stengers, Nathan, Malabou, Neyrat, Badiou, Rosset, White, Negri, Sloterdijk, Stiegler, Bergson, Bateson,révolution, cata-strophe, communisme, écologie, éthologie, forces, fidélité, ouvert, moléculaire, transindividuation, affects, gauche, hypomnemata, événement, lignes de fuite, anamnèse, déterritorialisation, pratiques, transversalité, schizo, Terre...

Reperches

Pensées par slogan...

Comment s'en sortir sans sortir?
sculpter l'air de l'ère délétère
en aucun cas la catastrophe n'épuise le sens du possible: cata-strophè...
le jeu est toujours un je avec le feu...métallurgie intensive
lucidité;ludicité
donner consistance au chaos
sans rien perdre de l'infini dans lequel la pensée plonge
dans ces phantômes pré-individuels
ma faim qui d'aucun fruits ici ne se régale
trouve en leur docte manque une saveur égale
devenir armé pour une polémologie de la hantise
par et dans une organologie pluriverselle
comment se dé-couvre par trans-formation
la clâmeur par ex-clamation de notre prothéticité
à la pointe de notre ignorance
palabres du poisson-volant
pour s'aimer-veiller
en z mineurs

 

 

Strates Temporelles

24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 12:25
Merveilleux entretien ici link

Marie-José Mondzain, Philosophe, Directrice de recherche au CNRS, étudie notre rapport à l'image.
L'iconocratie est un mode de gouvernement par les images. Culte quotidien des visibilités, addiction au visible pour des yeux devenus aveugles devant l'invisible, nous condamnant à l'idolâtrie, mais ne pouvant s'imposer que comme régime de la peur. Un pouvoir fondé sur une appropriation du sensible.
Notre rapport contemporain à l'image reste lié au conflit de l'époque byzantine qui opposa le pouvoir politique au pouvoir religieux pour le contrôle des pouvoirs de l'image. Mais avec la production industrielle des symboles et l'industrie cinématographique, l'image se raréfie et tend à disparaître.
Notre époque hyperindustrielle, comme moment de saturation de l'espace public au service du pouvoir économique, de la consommation consensuelle d'un sens, provoque un effondrement de la vitalité imaginaire, puisque la circulation des signes y équivaut à la circulation des choses. Nous aurions désappris à voir non pas pour voir librement, mais pour ne plus rien voir et surtout pas de l'autre.
Or, c'est cet accès à l'autre, à la différence, à l'inconnu, que l'image offre dans ce qui excède le visible. Excès qui se donne à voir comme un mouvement qui déborde et vide à la fois le visible. Un mouvement qui met en crise le visible, déserté par ce qu'il montre et qui place l'image dans le champs de la démesure. L'image nous met en mouvement parce qu'elle est mouvement, elle danse et nous fait danser, mais encore faut-il un regard libre, qui ne voit pas sur ordre. Cette liberté du regard est aussi affaire de désir. Désirer voir, c'est accepter une errance ouverte à l'inconnu, c'est accepter l'insatisfaction. C'est en ce sens qu'il faudrait alors comprendre que l'image laisse toujours à désirer.
Durée : 110min

Partager cet article

Repost 0
Published by Ruz - dans Entre-tiens
commenter cet article

commentaires

joseleñ 29/10/2009 10:04


On se tuerait quelqu'un de nos jours pour défendre son image. En fait, c'est l'une des conséquences des sociétés devenues regardantes sur des choses parfois sans intérêt...